04/08/2009

...

[...] Je me retranche petit à petit sur moi même. Je n'y peux rien, c'est indépendant de ma volonté. Quand il n'est pas là, je maudis les autres. Et pourtant... Cette nuit Kaikan s'est posé sur notre lit alors que je ne trouvais pas le sommeil. Il m'a demandé si j'allais faire quelque chose. Je lui ai répondu que non, que je ne voulais pas agir. Il a alors répliqué que ce n'était pas là l'attitude d'une reine des neiges. Je n'ai pas relevé. J'ai juste posé la question de savoir, et s'il venait finalement. Prend t-il conscience de tout ce qu'il laisse? Moi qui n'ai que peu d'amies, je ne me vois pas lui demander de tout quitter seulement pour être avec moi. Et si on dérape et qu'on tombe? "Seul le temps répondra à tout ça." conclu philosophiquement le corbeau. J'ai tourné la tête vers lui et je me suis dit que le lendemain j'allais tout oublier. Que je n'allais pas me prendre la tête. A chaque fois qu'il part, je lui fait signe de la main sur les marches du perron. Je le regarde s'éloigner et je prend conscience, quand il passe le portail en fer, qu'il a une vie lui aussi. Loin, avec des amis, une famille. Il bouge, il fait des choses, il s'endort et se réveille. Il respire. Il vit. Je rentre alors dans le chateau glacial et je reprend mes activités. Sans rien dire et j'attend ses nouvelles. "Il dit qu'il n'appartiens qu'à moi." Voilà ce que je lache à Kaikan lorsqu'il me regarde méfiant du coin de l'oeil.

-"Et que détiens-tu de lui? Son coeur?" me répond t-il siniquement.

-"Non, je ne veux pas en entendre parler j'aurais trop peur de..." murmurais-je en regardant ma main.

-"De?

-"De tenir cet organe chaud, battant, dégoulinant tout rouge sur ma main. J'aurais trop peur de le faire tomber ou de le serrer trop fort entre mes doigts." continuais-je en me déconnectant du monde. "Non... on ne devrait jamais donner une chose si précieuse. Et jamais en parler. Car les mots ne sont que mensonges.

-"Ou cache misère!"

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07/05/2009

Scars...

[...] Ookami s'était habitué maintenant à rester dans le chateau humide et froid. Il se plaisait à se mettre sur mes genoux et à me lécher la joue. Les quelques premiers jours, l'idiot dans sa boite ne cessait de battre. On ne l'entendait plus aujourd'hui. Kaikan s'était lui aussi calmé dans la même foulée. Il regardait toujours le pauvre petit chaton avec des yeux noirs. Je ne faisais pas attention à ses crises de jalousie. Je continuais ma petite vie. Jouais du piano, me promenais dans le jardin, lisait des livres. Ookami ne me laissait jamais seule. Il était toujours là à me regarder de ses yeux de loups comme attendant quelque chose. Quelque chose me dérangeait. Je ne savais quoi. Il me servait de bouillote et j'avais toujours peur de le glacer. Kaikan disparaissait de plus en plus. J'avais été obligée de parcourir tout Londres pour le retrouver. Il regardait la tamise à cet endroit où il m'avait trouvé.

-"Pourquoi me fuis-tu mon cher Kaikan?" lui demandais-je en carressant sa tête délicatement.

-"Vous avez un compagnon, ma place n'est plus ici." me répondit-il gravement.

-"Que dis-tu? J'ai besoin de toi... j'ai besoin de vous tous..." Je sentis son regard sur moi tandis que je tournais la tête pour regarder l'eau claire. "Est-ce là...de la...

-"Tristesse.

-"Que ressent-on?

-"Un vide. C'est comme un trou qui se crée au niveau du ventre et qui serre la gorge.

-"Tristesse..." répétais-je pensive.Le silence s'installa. Au bout d'une dizaine de minutes, je dis enfin que je rentrais. Je fis quelques pas, me retourna. "Tu viens?" On se regarda. Il ferma les yeux. Ne répondit rien, ne bougea pas.

Je hurlais. Du sang traversa ma robe au niveau de l'épaule droite. Kaikan vola jusqu'à moi. Je le regardais surprise.

-"ça va? " me demanda t-il inquiet et coupable.

-"Oui..." lui dis-je en regardant ma robe, foutue.

-"Je suis votre serviteur et j'ai manqué à mon devoirs... rentrons." me dit-il. Je me pencha en avant et il monta sur ma main. Sur le perron, Ookami semblait m'attendre. Je passais devant lui sans lui accorder un seul regard. Je montais directement jusque dans la salle de bain. Ookami me suivit. Je posais Kaikan sur son perchoir. Ookami semblait inquiet, allant et venant sous mes jambes. Je commençais à défaire mon corset lorsque Kaikan me dit:

"Vous n'allez pas le laissé rester ici!

-"Si, pourquoi? Ce n'est qu'un petit chat.

-"Je ne pense pas.

-"Que veux-tu dire par là?

-"Chat et corbeau n'ont jamais fait bon ménage.

-"Tu peux sortir si tu veux." Un silence de plomb tomba d'un coup. "Ookami. Sort!" lui dis-je en lui montrant la porte du doigts. Il sortit. Je fermais la porte. Me déshabilla tandis que de l'eau coulait dans la baignoire, la remplissant. Kaikan me regardait sans vaciller une seconde du regard.

Je me glissais dans mon bain.

-"Vous n'avez pas mal?" me demanda Kaikan.

-"Non... qu'est-ce que la souffrance?" repondis-je en fermant les yeux. "Pourquoi es-tu si jaloux?

-"Je ne le suis pas.

-"Alors pourquoi le detestes-tu?

-"Je ne le déteste pas. Vous vous trompez sur mes intentions.

-"Alors?

-"Je ne lui fais pas confiance.

-"Mais tu ne veux pas me dire pourquoi?

-"Non je ne veux. Et puis c'est dégradant de laissé votre corps aux yeux des autres.

-"Est-il si laid?

-"Non. Il est même... magnifique." Je regardais Kaikan. Tendis mon bras vers lui pour le carresser.

-"Serais-tu un homme Kaikan?

-"Non..." Me répondit-il. Je me replonga dans l'eau chaude.

-"Je te dois tellement de choses. Je ne t'appartiens pas, c'est moi qui t'ai. Tu auras toujours une place ici. Comme tous les autres. Mais si toi, Ookami, ou les autres tentaient ne serais-ce que me quitter. Je le tuerais de mes propres mains..."

-"Je suis celui qui vous a sauvé de la mort, qui ait écouté vos paroles délicates chaques soirées. Pourtant jamais désir n'a été de vous abandonner.

Je me leva, pris une serviette noire et m'enveloppa dedans.

"C'est vrai que tu es le seul à avoir vu toutes les cicatrices de mon corps..."

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11/01/2009

ThE WhItE PrInCe...

[...] J'ouvrais les yeux, vis François à la fenêtre. Il se retourna, me regarda, sourit. "Princesse, voici votre royaume!" dit-il, alors qu'il tirait les rideaux. Une lumière vive m'aveugla. Je quittais les couvertures chaudes de mon lit pour aller à ses cotés. Je restais fascinée face au paysage qui s'étandait sous mes yeux. Il avait neigé toute la nuit, chaque centimètre était blanc. Magnifique. Personne encore n'avait fair de trace, la terre semblait immaculée. Vierge, comme une île que l'on vient juste de découvrir. La pourriture de l'homme n'avait pas encore commencé à recouvrir ce vaste espace.

Je m'habillais en vitesse. Jupe longue, corset, gros pull, longues chaussettes. Je descendis les marches en courant, attrapa mon manteau au passage et l'enfilais dans l'entrée. J'ouvris la grande porte d'entrée et avança dans la neige, les yeux éblouis par la reverberation. Le froid emplis mes poumons. Un sentiment de calme envahit mon être. Je vis Kaikan voler au dessus de moi. Il était la seule tâche noire de ce monde. Il se posa sur mon épaule et je le carressais avec mes doigts glacés.

"Allons nous promener!" lui dis-je. François descendit les marches du perron et me tendis une écharpe et des gants. "Où sont les autres?" demandais-je. Il me répondit qu'ils étaient tous frileux. Il fit un léger sourire et tourna les talons. Il rentra dans le chateau et referma la lourde porte. Alors donc vampire, fée, indien n'aimaient pas le froid... J'étais seule avec Kaikan. Les rues de Londres avaient un aspect différent. La tamise était presque gelée. Malgrès toute cette beautée, il n'y avait personne pour l'admirer. C'était triste. 

A mon grand étonnement, je croisais quelqu'un d'encore inconnue à mes yeux. Je ne sais s'il avait posé son regard sur moi ne serais-ce qu'une seconde. Moi, j'avais eut tout le loisir d'admirer ses longs cheveux noirs qui tombaient en cascade sur son visage blanc, sa taille fine et ses yeux noirs. Il devait avoir froid, il marchait si vite... je detournais le regard comme si je me brulais les yeux. Je priais Kaikan en silence de le suivre tandis que je continuais ma marche. Il s'envola à sa poursuite, je restais seule. Son visage ne quittait pas mes yeux.

Je rentrais au chateau, les joues rouges. François me tendis un plaid et une tasse de chocolat chaud. Je le remerciais d'un hochement de tête. Mais ne pris pas la peine de lui dire que je ne voulais pas de domestique. Mes pensées étaient prises. Je pris place dans un siège de la veranda. Je sirotais la boisson chaude qui me brulait les mains. Ce n'étais plus le paysage que je regardais, je me remémorais son visage. Kaikan revint. je l'acceuillis avec la plus grande impatience. Il me conduisit en haut d'une des tours. Je regardais dehors et apperçut un chateau non loin de là. de la fumée sortait de la cheminée. il était donc habité... Je m'armais d'une longue vue poussiéreuse qui trainait par là. Je regardais à travers elle comme un voyeux à travers le trou d'une serrure. Je cherchais ne serait-ce qu'une ombre. Je le vis, à la fenêtre. Ainsi, nous étions voisins...

Il portait le doux nom de Gwenvael qui signifiait en celte: prince blanc...

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07/12/2008

ThE SaLvAtIoN...

J'écris à toi, vent celeste venu du paradis...

En esperant que tu entendes le murmure de ma prière...

Dans mon chateau glacial, je contemple sans cesse les flocons de neige que je crée grâce à ma magie...

Je me suis retirée du monde depuis un certain temps déjà,

trop meurtrie d'avoir trop désirer...

De ma vie, je n'ai toujours suivie qu'une seule cause: la plus juste...

Le bien a toujours été de mon coté,

pourtant,

tu sembles t'acharner sur moi...

Je ne sais qui guide tes gestes,

qu'il représente le bien ou le mal,

peu m'importe...

Ne touches pas à mon corps,

c'est la seule chose qui me retient à ce pauvre monde gris

que je recouvre d'un voile blanc...

Je sais que je n'aurais le salut que par compassion,

je ne veux vivre qu'ici,

et ce pour l'eternité,

aussi sombre et froide soit-elle...

N'oublis pas que je suis une

PrInCeSsE...

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24/07/2008

LiPs Of ShAdOwS...

(¯`·._.·-> LiPs Of ShAdOwS <-·._.·´¯)

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[...] Il est difficile pour un cadavre de se lever et de marcher sans tomber. Il lui faut redécouvrir la vie petit à petit, comme un nouveau née dans ce coin pourri de Londres. Je n'ai jamais eu aussi de volonté et d'optimisme dans ma propre vie, aussi courte qu'elle fut. Car oui, il en faut du courage pour se lever tous les matins et traîner son corps à travers les vastes pièces de la maison. Je dois avouer qu'il y a de jours où je voudrais rester au lit. Trop fatiguée, trop mal, trop réaliste. Mais au final, je finis toujours debout sur mes membres meurtris et retrouve la couleur de la vie. Kaikan veille à garder toujours allumé ces bougies d'optimisme et de volonté. Je ne l'en blâme pas. Jamais.

Petit à petit, j'ai compris que l'avenir était tel que nous le dessinions. Si nous désirons que le soleil entre dans notre pièce, il faut faire en sorte que les volets et les rideaux soient ouverts. Sinon, on peut toujours attendre un miracle. Dieu est trop occupé pour l'accomplir, et vous trop bête. Il a existé des jours où j'ai été heureuse de voir le soleil se lever sur ma grande propriété. Je suis même allé exposer mes membres livides à la divine chaleur de cet astre rouge. Je ne suis pas restée longtemps, j'ai toute une vie à rattraper et à reconstruire. Le temps court toujours aussi vite qu'avant.

La solitude était ma vie. Elle était inscrite dans chaque fibre de ma peau et chaque recoin de la maison. C'était toujours mes échos qui répondaient à mes questions. Mon reflet dans les miroirs étaient les seuls visages humains que je voyais. je ne cessais de me répéter que ce n'était pas plus mal, sans jamais y croire vraiment. Le sentiment de solitude me courrait après comme la mort court aprés un malade en phase terminale. Il exista de nombreuses nuits où, je regardais par la fenêtre avec ma bougie en esperant voir une ombre un tant soit peu humaine.

Il n'y en a pas eu qu'une seule qui apparut dans mon champ de vision.

Le plus malheureux c'est qu'elles avaient toujours étées là.

Je n'avais jamais fait attention...

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"Peut-être que tu auras ce que tu voulais
Peut-être que tu trébucheras dessus
Tout ce dont tu as toujours voulu

Et quand tu les trouveras tu les garderas"

08/07/2008

WhAt I Am...


Je ne suis

ni le maître

ni l'esclave

d'un humain...

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Copie de nouveau-2

"Les sons de la liberté m'incitent à vouloir essayer..."

 

07/07/2008

NoWaDaY...


Des changements se sont opérés,

tant dans mon monde qu'en moi...

(¯`·._.·-> ♣ <-·._.·´¯)

J'ai coupé un à un mes fils,

et j'ai avancé dans le monde,

d'abord chancelante,

mais petit à petit,

j'ai pris mes marques,

et une assurance comme jamais...

(¯`·._.·->  <-·._.·´¯)

J'ai élue domicile dans un chateau sombre et glacial,

et j'ai gardé la courrone sur ma tête,

on m'a toujours surnommé "princesse"...

(¯`·._.·-> ♠ <-·._.·´¯)

Les cicatrices resteront à jamais sur ma peau,

mon passé restera mon passé,

mais mon avenir n'en sera pas le reflet...

(¯`·._.·-> t <-·._.·´¯)

Je vous le promet!

Copie de Copie de nouveau-5ppp

"Going on and on I have the future in my hands
Getting lose from days I never could get over
Going on and on until I'm finally myself..."