30/04/2009

Ookami...

[...] Des miaulements se sont fait entendre ce matin alors que je dormais encore... Je me suis levée et je suis sortis sur le balcon. L'air froid glissait sur mes membres. Il était tôt, le soleil venait à peine de se lever. Je n'ai pas vue de pelage dans l'herbe. Je ne rêvais pas. Je suis descendue, pieds nus, et j'ai ouvert la porte d'entrée. Il se tenait là, tout petit, assis, tranquillement. Il me tournait le dos et regardait le ciel. J'ai levée les yeux mais je n'ai rien vue. Pas de nuages, ni d'oiseaux. Je me suis baissé et ai appelé "minou!". C'est là qu'il a tourné sa tête vers moi. Il avait des yeux de loups, vairon. L'un bleu l'autre marron. Au loin, j'ai entendu un battement de coeur. Le chat a penché sa tête sur le coté. J'ai baissé les yeux. Il s'est approché de moi, doucement. Il n'était pas craintif. Il a glissé sa petite tête noire dans le creux de ma main. Elle était chaude. Je l'ai invité à rentrer dans la maison sous l'oeil réprobateur de Kaikan. Il s'est envolé quand j'ai levée la tête vers lui. J'ai fermé la porte. Ai marché jusquà la cuisine, le chaton sur les talons. Il est monté directement sur la table en bois. J'ai attrapé une bouteille de lait sur une étagère, l'ai ouverte et en ai versé un peu dans un bol. Je l'ai posé sur la table. Le chaton lappa le liquide blanc en faisant un drôle de petit bruit. Je me suis penché en avant pour le regarder. Il était si petit et si mignon. Les battements revinrent sonner dans mes oreilles. "Tais-toi..." murmurais-je agacé. Le chaton s'arreta de boire. Il me regarda. "Que tes yeux sont étranges... on dirait ceux d'un loup..." lui ai-je murmuré. Il cligna des yeux, sans bouger. "A quoi penses-tu?" J'imaginais peut-être une réponse. C'était stupide. Le chaton baissa les yeux. "Il ne veut pas te faire peur..." dit une voix masculine. Je ne l'avais jamais entendue. Je regardais autours de moi, ne vit personne. Un battement d'ailes attira mon attention. "Kaikan? C'est toi qui parles?

-"Oui." Sa voix résonnait comme un écho. Une voix d'air, pas sortit directement de la bouche de quelqu'un.

-"Depuis quand parles-tu?

-"Depuis toujours..." Je l'ai regardé, pas vraiment étonnée. Les battements revinrent. Je fermais les yeux.

-"Pourquoi aurais-je peur?

-"Parce que vous ne le connaissez pas.

-"C'est idiot...

-"Pas vraiment.

-"Qu'est ce que tu veux dire par là? Parles." Kaikan resta silencieux. Il regarda en l'air. Je regardais de nouveau ce petit chaton. "Tu es un petit chat. Je ne sais pas pourquoi tu as atteris chez moi mais tu es ici maintenant.La peur est un sentiment bien trop commun pour avoir sa plac en ces lieux..." Lui dis-je. Je le prit dans mes bras et l'amena dans la veranda tout en le carressant. Il ronronna. Je pris place sur l'un des fauteuils et le posa sur mes genoux. Il s'endormit sous mes carresses.

-"Vous ne devriez pas... ajouta enfin Kaikan.

-"Pas de risque Kaikan. Ne t'inquiètes pas pour moi...

-"Vous ne savez pas qui il est...

-"Peu m'importe... Je ne connais personne en ce bas monde. Tu le sais bien.

-"Vous l'entendez battre tout comme moi...

-"Il n'y a aucun risque, il est bien enfermé..." Je regardais mon corbeau de compagnie ne comprenant qu'à moitié ce qu'il pouvait bien penser.Kaikan s'envola sans doute enervé. Je ne supportais pas d'entendre ce coeur se réveiller d'un coup à cause d'une paire d'yeux de loups. Je ne m'inquiétais pas. Je ne pouvais. Je ne ressentais rien, jamais. Cela n'allait pas changer. Pas de nouveau... Pas encore...

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